LE CHENE
Il était une fois dans la forêt du Bois Joyeux, un chêne qui ne grandissait pas et ne produisait pas de glands. Pourtant ses parents, ses frères et sœurs et tous les autres membres de sa famille croissaient et s’étoffaient majestueusement. Le gardien de la forêt, bûcheron émérite, ne comprenait pas le pourquoi et le comment de ce fait. Il avait beau l’élaguer, l’arroser avec l’engrais le plus puissant rien n’y faisait. Alors le bûcheron dit à un de ses collègues :
-Cet arbre demain je l’abattrais, il me coûte trop cher.
Entendant cela, le chêne se mit à frissonner. Il ne voulait pas finir comme ses vieux ancêtres en bois de chauffage. Il fit sa prière à la fée de la forêt en ces termes :
-Dame Providence ne m’abandonne pas. Donne-moi la chance de devenir grand et fort.
La fée de la forêt apparut, dit la formule magique en agitant sa baguette d’où jaillirent mille étincelles de pépites d’or.
Le lendemain, le bûcheron armé de sa hache sur l’épaule, s’approchât de l’arbre et se saisit de l’outil pour commencer l’abattage. Au moment où il allait donner le premier coup, une des branches se mit à s’allonger. Le bûcheron restât interdit pensant qu’il hallucinait. Il réarmât l’outil et une autre branche poussât. Puis, une autre et encore une autre et l’arbre atteignit la taille des arbres de son âge et des glands apparurent sur toutes les branches.
Le bûcheron entendit un bruit sec et saccadé. Il se dirigeât dans sa direction et vit un de ses collègues élaguer un arbre en lui sectionnant les racines. C’était un jeune apprenti qui croyait que pour faire croître un arbre il fallait s’y prendre de la sorte. Alors le gardien de la forêt lui montrât comment s’y prendre et depuis, tous les arbres du Bois Joyeux se portent à merveilles faisant l’admiration des promeneurs qui viennent leur rendre visite.
OÙ EST PASSÉE MA PLANÈTE ?
Ce titre en fera sourire plus d’un et c’est tant mieux. Car mon intention n’est pas de vous faire pleurer mais sourire ou rire. Je me pose cette question au quotidien. D’après mon état civil je serais née le 1er Juin 1962. Quelle preuve puis-je avoir pour en être tout à fait certaine à part ce petit bout de plastique affublé de mon joli petit minois, qui a dit qu’il était moche ? , où ces quelques mots : Nom, Prénom, Date de naissance, Taille, heureusement pas le poids, informent le lecteur indiscret –parce que c’est indiscret de demander à une dame son âge et où elle crèche sans son consentement- etc… Bref, à part ces quelques informations, et aussi j’allais oublier le fameux Livret de famille où mes ancêtres les plus proches figurent en ligne de mire. A condition de connaître ou d’avoir connus ses parents légitimes. Même si l’on considère certains enfants comme : bâtards, illégitimes j’en passe et des meilleurs. Rien ne me dit que j’ai l’âge de mes artères. Je suis jeune et le serait toute ma vie. Peu importe ce que raconte ce vulgaire morceau de plastique. Tout cela ne me dit toujours pas d’où je viens ? Suis-je vraiment une Terrienne ? Mystère. J’ai connu mes parents qui m’ont raconté leurs origines et lointains ancêtres. D’après eux je serais issue d’une grande lignée. Des gens honnêtes, droits, bien sous tout rapport. Du côté paternel, ma grand-mère était institutrice –elle aurait eu des classes de 50 à 70 élèves pendant la guerre de 39-40 et se serait occupée de chaque élève séparément sans jamais se plaindre. Mon grand-père était agriculteur. Ils auraient eu six garçons. Tous de brillants lauréats qui auraient décrochés des prix d’excellence au Lycée Paul Berthou de Pau. Du côté maternel là aussi il y aurait eu du beau monde un arrière, arrière grand-père qui aurait été maire de son village, qui, lorsqu’il était fiancé à sa douce et tendre promise venait la voir à dos de cheval. Mon arrière grand-père c’est-à-dire le grand-père maternel de ma mère, que l’on nommait Papa François, aurait épongé les dettes de son futur beau-père qui était maire de son village. A cette époque était maire le plus riche du village qui mettait la main au portefeuille pour les travaux de voieries. Autre temps, autre mœurs. Mon grand-père était agriculteur et ma grand-mère après avoir accouché de son troisième enfant, n’a jamais eu ses règles. Trois ans plus tard, à la sortie d’une messe d’un enterrement, elle marchait en titubant. En faisant des radios de la tête on s’aperçut qu’elle avait une tumeur cancéreuse à l’hypophyse. Bref, ces quelques informations ne me disent toujours pas si je suis vraiment une Terrienne. Pourquoi me poser la question ? Peu importe d’où je débarque, je suis vivante et compte bien le rester encore pendant un certain temps. Qui sait, je vivrais trois ans cents ans supplémentaires. Prétentieuse moi ? Certainement pas. Je me pose cette question de temps à autre en observant le comportement de soi-disant mes semblables. D’après la Bible qui est mon livre de chevet, l’un des dix commandements de Dieu est : « TU NE TUERAS POINT » et la France, pays où je réside, sans même cités les autres pays européens ou autres contrées continentales s’enorgueillit d’être la DEUXIEME PUISSANCE MONDIALE qui fabrique et vend des armes pour tuer ses semblables. Et personne ne s’élève contre cela. C’est normal de s’enrichir en fabriquant des produits destructeurs de l’humanité. Tout comme la cigarette invention de l’homme qui ne trouve pas mieux de transformer son corps en une vulgaire cheminée vivante. Pensant que le problème qui le dérange va s’envoler comme la fumée de son bâton de nicotine après l’avoir consumé. Et un beau jour, il ne pourra plus respirer, se précipitera chez son médecin traitant qui lui annoncera d’après les clichés de sa radiographie pulmonaire qu’il lui reste tout au plus trois mois d’existence. Et bien entendu tous ces examens lui seront remboursés par la Sécurité Sociale. Tiens, ce que je viens d’écrire ne vous fait plus sourire. Ne vous inquiétez-pas, je ne vous condamne pas. Loin de moi cette idée. Comme le dit la Bible : « Critiquez : vous serez critiqués », « Condamnez : vous serez condamnés » , « Jugez : vous serez jugés ». Donc, je ne vous critiquerez, condamnerez et jugerez point. Je me pose toutes sortes de questions qui j’en suis persuadée resteront sans réponse. Peu importe ce que vous ferez de votre vie, ça ne me regarde pas. Mais l’interrogation demeure OU EST PASSEE MA PLANETE ? La planète du bon sens, de l’altruisme, de la compassion et de la non violence ? Cette planète où lorsque l’humain apparût il y a quelques milliards d’années, n’avait à sa disposition que son cerveau pour lui indiquer où et comment s’alimenter pour survivre. Un déclic se manifesta à travers son subconscient qui lui fit prendre conscience que seules la chasse, la pêche et l’agriculture lui garantirait une certaine longévité. Certaines expériences lui furent malheureuses. Puis quelques cerveaux de génie découvrirent le moyen efficace d’enrayer certaines épidémies. A l’heure où j’écris ces quelques lignes quelques individus font joujou avec quelques missiles nucléaires au détriment de notre santé. D’autres pour s’enrichir font pousser des légumes sous serre qui malheureusement ne nous transmettrons pas toute l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme.
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